Nouveau lundi.
Nouvelle semaine malgré que je ne le voulais pas.
J"aurais préféré un dimanche éternel, collée contre mon PrinceCraft qui, par sa seule présence et son humour, me calme, m'ancre.
Un dimanche après-midi qui ne se termine jamais, empli de rires, de caresses, de livres, de sourires...
Mais non. Il aura fallu que je m'endorme et Lundi en a profité pour venir se pointer le bout du nez, lui et ses gros sabots plein de boue... Et, dans son sillage, la fatigue, l'angoisse, la peur...
*Respire*
Je tente de garder confiance.
Garder la foi.
Quelque chose de bien se produira.
Quelque chose d'amusant me fera rire et me fera tenir bon.
Fera sembler mon sourire vrai.
Me fera sentir bien. À ma place. Utile...
*Respire*
Faut se sortir du lit... c'est lundi...
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lundi 25 octobre 2010
samedi 23 octobre 2010
Et la terre trembla... ou SPM à Whakyaland
Sujets, sortez tambours, réparez trompettes, et résonnez musette. Astiquez vos souliers parce que vous les verrez de près durant vos salamalaques... Votre Adulée n'est pas en joie.
Je grafigne, je piaffe, je PAF! (j'aurais pu dire je vlan mais... ça sonnait drôle?)
-Mais... que se passe-t-il!?, vous exclamez-vous, tremblant d'effroi.
Bah rien.
Je SPM.
Depuis 3 semaines.
L'horreur!
Je ne sais pas pour vos dames, mais moi, ces temps-ci... je suis la pire des marâtres. Même ma belle-mère est retournée s'occuper de ses deux vilains petits canards! Car toute Cendrillon que je suis, je n'en demeure pas moins Barbe-Bleue lors de cette pédiode ôh! combien éprouvante pour moi (et pour PrinceCraft, mais il savait dans quoi il s'embarquait quand il a demandé ma main. Et mon pied. Et mon bras. Et...non, pas mon oreille. Allez savoir, c'est tout ce qu'il n'a pas pris! Paraît qu'il en avait déjà assez... ah bon.)
Parfois, je deviens émotive.
Trop.
DramaQueen.
Vraiment trop.
Parfois, je deviens agressive.
Ça c'est toujours trop.
Parfois, je suis juste dans un mood poche. Je suis poche. Le monde est poche. Ma vie est poche. C'est laid. pis ça pue. Pis j'ai pas demandé à venir au monde moi..!
Genre.
Mais cette fois-ci, c'est pire. Débalancement hormonal oblige... J'ai tout ça, ensemble. L'e-n-f-e-r. Pour moi. Et pour les autres.
S'il y a des messieurs dans la salle, je vous prie, prenez des notes: ce n'est pas pour vous faire chier qu'on est comme ça. On ne s'endure pas. Mais vous, vous devez le faire. Parce que sinon.... SCHLACK!
Je grafigne, je piaffe, je PAF! (j'aurais pu dire je vlan mais... ça sonnait drôle?)
-Mais... que se passe-t-il!?, vous exclamez-vous, tremblant d'effroi.
Bah rien.
Je SPM.
Depuis 3 semaines.
L'horreur!
Je ne sais pas pour vos dames, mais moi, ces temps-ci... je suis la pire des marâtres. Même ma belle-mère est retournée s'occuper de ses deux vilains petits canards! Car toute Cendrillon que je suis, je n'en demeure pas moins Barbe-Bleue lors de cette pédiode ôh! combien éprouvante pour moi (et pour PrinceCraft, mais il savait dans quoi il s'embarquait quand il a demandé ma main. Et mon pied. Et mon bras. Et...non, pas mon oreille. Allez savoir, c'est tout ce qu'il n'a pas pris! Paraît qu'il en avait déjà assez... ah bon.)
Parfois, je deviens émotive.
Trop.
DramaQueen.
Vraiment trop.
Parfois, je deviens agressive.
Ça c'est toujours trop.
Parfois, je suis juste dans un mood poche. Je suis poche. Le monde est poche. Ma vie est poche. C'est laid. pis ça pue. Pis j'ai pas demandé à venir au monde moi..!
Genre.
Mais cette fois-ci, c'est pire. Débalancement hormonal oblige... J'ai tout ça, ensemble. L'e-n-f-e-r. Pour moi. Et pour les autres.
S'il y a des messieurs dans la salle, je vous prie, prenez des notes: ce n'est pas pour vous faire chier qu'on est comme ça. On ne s'endure pas. Mais vous, vous devez le faire. Parce que sinon.... SCHLACK!
samedi 31 mai 2008
La Princesse vaincra-t-elle son dragon??
Si j’étais mon amie, je me dirais que ce n’est pas grave.
Si j’avais la chance, en ce moment, d’être une autre que moi, je me dirais qu’on craquerait à moins.
Si je n’étais pas en moi, je me dirais que la fatigue a eu raison de mes résistances, et que le combat n’est pas perdu. Au contraire, la bataille est menée de belle façon, aussi pénible soit-elle.
Si j’étais calme, je me dirais que je peux être fière de moi, que je dois me remémorer ces derniers mois que j’appréhendais vivement, mais que j’ai vécus la tête haute et, surtout, la tête froide.
Seulement, je ne suis que moi, et je suis engloutie par la peur, par l’angoisse.
Ma tête est séparée en deux.
Dans le coin droit, ma raison.
Dans le coin gauche, l’anxiété.
Les deux jouent au tir à la corde depuis ce matin.
Une seconde, la raison gagne, puis la suivante, je m’enfonce dans la déraison, dans la peur, dans le désespoir.
Mais ma tête est séparée en deux, et je dois me répéter que c’est déjà un grand pas! Je me rends compte que je suis un peu plus maître de moi, que je suis consciente de ce qui m’arrive, plutôt que de perdre pied et de m’enfoncer un peu plus loin dans les ténèbres.
Je me bats si fort en ce moment que j’en suis épuisée. Je suis vulnérable.
Vulnérable, oui. Mais consciente.
Pour quiconque n’a jamais vécu de l’anxiété ou subi une crise d’angoisse, il est dur de concevoir le gouffre que nous pouvons ressentir juste sous nos pieds avec, au fond, la folie, tapie dans l’ombre, mais pourtant si présente.
Il est dur de comprendre à quel point on se sent mal, vulnérable, sans ressource… Le désespoir devient si intense qu’il semble impossible qu’il se dissipe un jour.
Alors en ce moment, je me bats contre la peur… et je sens que, malgré tout, je suis en train de gagner le combat… même si je ne m’en sors pas totalement indemne…
Si j’avais la chance, en ce moment, d’être une autre que moi, je me dirais qu’on craquerait à moins.
Si je n’étais pas en moi, je me dirais que la fatigue a eu raison de mes résistances, et que le combat n’est pas perdu. Au contraire, la bataille est menée de belle façon, aussi pénible soit-elle.
Si j’étais calme, je me dirais que je peux être fière de moi, que je dois me remémorer ces derniers mois que j’appréhendais vivement, mais que j’ai vécus la tête haute et, surtout, la tête froide.
Seulement, je ne suis que moi, et je suis engloutie par la peur, par l’angoisse.
Ma tête est séparée en deux.
Dans le coin droit, ma raison.
Dans le coin gauche, l’anxiété.
Les deux jouent au tir à la corde depuis ce matin.
Une seconde, la raison gagne, puis la suivante, je m’enfonce dans la déraison, dans la peur, dans le désespoir.
Mais ma tête est séparée en deux, et je dois me répéter que c’est déjà un grand pas! Je me rends compte que je suis un peu plus maître de moi, que je suis consciente de ce qui m’arrive, plutôt que de perdre pied et de m’enfoncer un peu plus loin dans les ténèbres.
Je me bats si fort en ce moment que j’en suis épuisée. Je suis vulnérable.
Vulnérable, oui. Mais consciente.
Pour quiconque n’a jamais vécu de l’anxiété ou subi une crise d’angoisse, il est dur de concevoir le gouffre que nous pouvons ressentir juste sous nos pieds avec, au fond, la folie, tapie dans l’ombre, mais pourtant si présente.
Il est dur de comprendre à quel point on se sent mal, vulnérable, sans ressource… Le désespoir devient si intense qu’il semble impossible qu’il se dissipe un jour.
Alors en ce moment, je me bats contre la peur… et je sens que, malgré tout, je suis en train de gagner le combat… même si je ne m’en sors pas totalement indemne…
vendredi 25 avril 2008
Ah! Si vous saviez l'angoisse....
J'étais inquiète.
Depuis des mois, je ne le sentais plus.
Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, ça ne me ressemblait pourtant pas...
J'étais, pour tout dire, déboussolée. Je ne me reconnaissais plus. Ce qui faisait mes joies hebdomadaire ne me tentait tout simplement plus.
Pire même, les quelques fois où je me forçais... ça ne me plaisait pas!
Adieu, sensations grisantes! Adieu, frissons d'extase!
Qu'allais-je devenir sans ces ivresses????
J'étais honteuse d'avoir perdu cette aptitude, que dis-je...! cette qualité toute féminine... Je n'osais en parler à personne, de peur d'être jugée...
Mais voilà! Aujourd'hui, c'est le printemps, et le désir est revenu!!!
Ah! oui! Enfin! À moi, petites camisoles neuves! À moi, petits capris de la saison! Et les bikinis! Oui!! LES BIKINIIIIIIIIIIS!!
Car enfin! oui! Le désir du shopping est RESSUSCITÉ!!!
J'imagine qu'il était enfoui sous les tonnes d'obligations magasinières, dûes à l'emménagement imminent dans mon nouveau château (draps, rideaux, peinture etc.)
***
Et pour ceux et celles qui se languissaient de moi dans une terrible agonie... bien tant pis. Ne vous avais-je pas prévenu que je créais une dépendance!???
samedi 17 novembre 2007
À écouter ton corps, tu apprendras...

Non pas que votre Adorée se prenne pour Yoda, mais c'était simplement pour mettre toute l'emphase possible sur la sagesse de cette parole: À écouter ton corps, tu apprendras...
Votre Adorée, étant de lignée de sang pur a... une tare. Je suis très très... douillette et très fragile. Jusque là, je ne vous apprends rien. Non mais de quoi peut-on s'attendre venant d'une Princesse qui ne pose son (fort joli) popotin que sur une Bécosse Dorée!? Ainsi donc, vers l'âge de 18-19 ans, j'ai vécu 2ans à faire des infections urinaires NON-STOP. Mais quand je dis non-stop, c'est vraiment non-stop. J'ai passé des tas d'examens, pour finalement me faire dire que j'étais sujette à en faire. Non!? Vraiment!? Un jour, lasse des antibiotiques qui ne mènent à rien, la Princesse décida que c'en était assez, et fit comme si de rien n'était. Et le mal, comme par enchantement, disparut.
Cette année, dès le mois de septembre, votre Génialissime ressent une fois de plus cette petite douleur sournoise, annonciatrice de problèmes. Forte de ma dernière expérience je n'ai... rien fait. Le mal étant intermittant, je ne m'en suis pas préoccupée outre mesure. Mais dernièrement (il y a 12 jours exactement) j'ai de plus en plus mal, et de plus en plus souvent. De plus, je suis extrêmement fatiguée, avec le coeur constamment au bord des lèvres... Exaspérée, j'ai décidé d'aller passer mon après-midi à l'urgence de la Clinique de mon Royaume (si j'ai attendu aussi longtemps, c'est uniquement parce que j'y suis allée incognito, non mais qui a envie de se retrouver Front Page de Écho-Princesses à cause d'une infection urinaire??)
Enfin bref. J'ai eu des antibiotiques pour 10 jours. Les 3 premières journées se sont déroulées sans amélioration lorsque BINGO! le 4e jour je suis en forme et je n'ai pas mal. Toute heureuse, je fanfaronne au nez des bactéries de ma vessie : GOT'YA!! Je chante, je danse, et surtout, je fais pipi SANS DOULEUR!! *chants celestes et petits oiseaux gazouilleurs*
Puis vint le 5e jour... avec le retour de l'inconfort. "Nonononon-c'est-impossible" que je me dis, en attendant encore 3jours avant de retourner voir le médecin. Il m'explique alors que vu mon petit gabarit et le degré relativement faible de mes symptômes, il ne m'a pas prescrit d'antibiotique assez fort. Il change donc la posologie (jeudi) en me disant: Magnifique Majesté, je vous en donne pour 3 jours. Si, au matin du lundi vous avez encore une douleur, accourez vite à mon bureau, qu'on vous refasse toute cette panoplie d'examens qu'on vous a déjà fait pour finalement vous dire que vous êtes sujette aux infections urinaires!
Et devniez quoi ce matin?
Eh oui... encore mal...
Quelqu'un dans la salle saurait-il faire un noeud coulant??
dimanche 9 septembre 2007
Back to school... avancez en arrière!
Retour à l'école.
Retour en force dans le transport en commun.
Premier parcours en autobus debout lors du trajet matinal parce qu'un vil ignare a pris la dernière place libre, m'envoyant un petit regard de bovin navré! Grrrrrrrrrrrrr!
Premier "Avancez en arrière" lancé par une chauffeuse qui a tout d'un éboueur.
Premier embouteillage monstre sur la route. Premières vingt minutes à sacrer allégrement. Il fait chaud. Je suis stressée. Je suis debout..... (Respire Whakya, Respire! Tuer quelqu'un à la première journée commencerait mal la session: se promener avec le chandail maculé de sang lors de la rentrée n'est pas du meilleur goût...)
Premier métro bondé et nauséabond.
Premier cours surpeuplé dans une université grouillante et sombre.
Premiers rires à cause d'un gars qui a échappé son crayon sous la table et tente désespérément de le récuperer... avec ses orteils! Mais personne n'ose rire avec moi, tous étant trop occupés à faire bonne impression.
Premier midi où je me demande qu'est-ce qui m'a pris d'entreprendre un nouveau bac de 3 ans alors que je meurs d'envie de m'installer avec PrinceCraft et d'éventuellement.... bâtir une petite famille...
Première remise en question teintée de doutes, de remords et d'incertitudes.
Première envie de pleurer.
La soudaine impression d'étouffer. De ne pas être à ma place. De perdre temps et argent dans quelque chose que je ne me sens pas la force d'affronter. Le désespoir de me sentir en perte de contrôle sous la morsure de l'angoisse. Le sentiment d'être perdue et de n'avoir plus aucun point de repère.
L'impression d'être revenue en arrière, lorsque l'anxiété gérait ma vie, m'empêchant de vivre...
Retour en force dans le transport en commun.
Premier parcours en autobus debout lors du trajet matinal parce qu'un vil ignare a pris la dernière place libre, m'envoyant un petit regard de bovin navré! Grrrrrrrrrrrrr!
Premier "Avancez en arrière" lancé par une chauffeuse qui a tout d'un éboueur.
Premier embouteillage monstre sur la route. Premières vingt minutes à sacrer allégrement. Il fait chaud. Je suis stressée. Je suis debout..... (Respire Whakya, Respire! Tuer quelqu'un à la première journée commencerait mal la session: se promener avec le chandail maculé de sang lors de la rentrée n'est pas du meilleur goût...)
Premier métro bondé et nauséabond.
Premier cours surpeuplé dans une université grouillante et sombre.
Premiers rires à cause d'un gars qui a échappé son crayon sous la table et tente désespérément de le récuperer... avec ses orteils! Mais personne n'ose rire avec moi, tous étant trop occupés à faire bonne impression.
Premier midi où je me demande qu'est-ce qui m'a pris d'entreprendre un nouveau bac de 3 ans alors que je meurs d'envie de m'installer avec PrinceCraft et d'éventuellement.... bâtir une petite famille...
Première remise en question teintée de doutes, de remords et d'incertitudes.
Première envie de pleurer.
La soudaine impression d'étouffer. De ne pas être à ma place. De perdre temps et argent dans quelque chose que je ne me sens pas la force d'affronter. Le désespoir de me sentir en perte de contrôle sous la morsure de l'angoisse. Le sentiment d'être perdue et de n'avoir plus aucun point de repère.
L'impression d'être revenue en arrière, lorsque l'anxiété gérait ma vie, m'empêchant de vivre...
dimanche 10 juin 2007
Père / Mère
Autres textes, datant de l'époque où ma relation avec mon père n'était pas trop facile...
Malgré les apparences, ce ne sont pas des poèmes...
Mon père, grand et fort.
Moi, toute petite et fragile.
Il connaissait tout. Moi j’avais tout à apprendre.
L’amour des livres, pour commencer. L’amour du beau, pour continuer.
La grandeur, ce devait être pour l’éternité.
Mais tout s’est écroulé.
L’espoir est devenu déception. L’absence ayant eu raison de la bonne volonté de l’enfance.
La fierté est devenue désillusion. L’abandon ayant soustrait jusqu’à sous zéro les jours qui s’étaient faits plus heureux.
Aujourd’hui, mon père n’est plus.
Plus ce qu’il était, plus ce qu’il aurait pu être pour moi.
Pour nous. Pour nous toutes.
Un égoïsme percutant - percutant des êtres en soif d’amour.
Aujourd’hui je suis forte. Peut-être le suis-je…
Mais elles, restent blessées, au fond d’elles, et leurs blessures me saignent dessus, abondamment. Comme la source originelle.
À ma sœur, je dirai que ce qu’il n’aura pas vu en toi, je le sens. Je le sais.
À ma mère, je dirai que n’est échec que celui qui reste dans le passé.
Et à moi, je dirai… d’accepter qu’il ne puisse donner, donner tout ce qu’il promettait à mes sourires enfantins.
Et à lui, je ne dirai plus rien. Rien d’autre que :
Je t’aime papa.
Petit papa fragile.
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Malgré les apparences, ce ne sont pas des poèmes...
Mon père, grand et fort.
Moi, toute petite et fragile.
Il connaissait tout. Moi j’avais tout à apprendre.
L’amour des livres, pour commencer. L’amour du beau, pour continuer.
La grandeur, ce devait être pour l’éternité.
Mais tout s’est écroulé.
L’espoir est devenu déception. L’absence ayant eu raison de la bonne volonté de l’enfance.
La fierté est devenue désillusion. L’abandon ayant soustrait jusqu’à sous zéro les jours qui s’étaient faits plus heureux.
Aujourd’hui, mon père n’est plus.
Plus ce qu’il était, plus ce qu’il aurait pu être pour moi.
Pour nous. Pour nous toutes.
Un égoïsme percutant - percutant des êtres en soif d’amour.
Aujourd’hui je suis forte. Peut-être le suis-je…
Mais elles, restent blessées, au fond d’elles, et leurs blessures me saignent dessus, abondamment. Comme la source originelle.
À ma sœur, je dirai que ce qu’il n’aura pas vu en toi, je le sens. Je le sais.
À ma mère, je dirai que n’est échec que celui qui reste dans le passé.
Et à moi, je dirai… d’accepter qu’il ne puisse donner, donner tout ce qu’il promettait à mes sourires enfantins.
Et à lui, je ne dirai plus rien. Rien d’autre que :
Je t’aime papa.
Petit papa fragile.
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Mère
Moi ma mère,
Moi, ma mère, elle porte sur ses épaules quelque chose de lourd.
Quelque chose de beau.
Moi ma mère, elle porte sur ses épaules le poids du monde.
Tout le poids du monde, sur son dos, pour que ce monde, un jour, soit un peu plus beau.
Moi ma mère,
Je l’ai déjà vue pleurer.
Je l’ai déjà entendue jurer.
Mais moi ma mère,
Je la vois toujours lutter.
Sans relâche. Contre personne. Seulement pour tous.
Moi ma mère, ce n’est pas une wonderwoman, non.
C’est ma mère et je peux vous assurer qu’elle ne porte pas de cape.
Mais moi, ma mère, elle sème l’entraide partout là où elle passe.
Si je lui disais tout ça, moi ma mère, elle ne me croirait pas.
Mais moi, ma mère, j’ai appris à la voir en femme.
Femme de tête, mais surtout femme de cœur.
Alors que je deviens, chaque jour un peu plus, femme, moi aussi, je ne peux qu’espérer lui ressembler. Chaque jour un peu plus.
Peut-être qu’un jour, j’aurai la force moi aussi.
Comme sa force à elle, de prendre, à mon tour, un morceau de ce poids.
Ce poids du monde qu’elle porte sur son dos…
Moi ma mère,
Moi, ma mère, elle porte sur ses épaules quelque chose de lourd.
Quelque chose de beau.
Moi ma mère, elle porte sur ses épaules le poids du monde.
Tout le poids du monde, sur son dos, pour que ce monde, un jour, soit un peu plus beau.
Moi ma mère,
Je l’ai déjà vue pleurer.
Je l’ai déjà entendue jurer.
Mais moi ma mère,
Je la vois toujours lutter.
Sans relâche. Contre personne. Seulement pour tous.
Moi ma mère, ce n’est pas une wonderwoman, non.
C’est ma mère et je peux vous assurer qu’elle ne porte pas de cape.
Mais moi, ma mère, elle sème l’entraide partout là où elle passe.
Si je lui disais tout ça, moi ma mère, elle ne me croirait pas.
Mais moi, ma mère, j’ai appris à la voir en femme.
Femme de tête, mais surtout femme de cœur.
Alors que je deviens, chaque jour un peu plus, femme, moi aussi, je ne peux qu’espérer lui ressembler. Chaque jour un peu plus.
Peut-être qu’un jour, j’aurai la force moi aussi.
Comme sa force à elle, de prendre, à mon tour, un morceau de ce poids.
Ce poids du monde qu’elle porte sur son dos…
Libellés :
Bobos de Princesse,
Histoire tout court
jeudi 7 juin 2007
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois!
Eh non! Je ne vous parlerai pas de Mira, ni de Cyclopes, ni mêmes de voyeurs! Chanceux que vous êtes, je vous parlerai de...MOI!

Pour cette première chronique "Bobos de Princesse", je dois vous mettre en contexte.
Pesant 105 livres pour 1m65, j'ai une santé de....de... personne ayant une santé difficile à décrire en un mot. En plus de pogner tout ce qui passe ou ce qu'ils annoncent à la radio, je suis dotée de gênes rendant l'action de mes cellules-porteuse-ou-utilisatrices-ou-je-ne-sais-plus-trop GABA déficients. Bref, je suis une personne à tendance Anxieuse...Généralisée. Parce que j'aurais pu me satisfaire d'avoir peur, je ne sais trop moi, des chats tigrés ou des pétales arrachées par le vent, mais non! Ce n'était pas un sujet d'assez constantes inquiétudes alors mes petites cellules se sont dit: au diable la spécificité, ayons peur de tout !
C'est que je ne fais pas dans la discrimination moi, voyez-vous!
Nous avons donc une petite princesse, menue et fragile ayant peur de tout, mais ayant aussi un caractère... des plus princiers! (Comprenez-vous pourquoi je fais attention à mon cher PrinceDé? Qui pourrait tolérer un tel cocktail explosif d'émotions!? Aucun! Heureusement pour moi, il est trop maintenant trop tard pour qu'il puisse se sauver! Il faut dire je lui ai montré ma vraie nature qu'une fois le contrat pré-nuptial bien signé! Je dois aussi avouer que j'ai profité de son goût pour l'alcool lors de la signature.... Hehe! Futée, je vous dit pas!)
Donc...je réussis toujours à pogner ou à développer des maladies-virus-infections bâtards.
Ma dernière trouvaille ? Une déformation de l'oeil... suite à une séance de grattage trop intensive! Et toc! Un autre record pour la Princesse!
J'ai, bien sûr, des allergies (acariens, chats, chiens et pollens de tous acabits!) Fait amusant, ces allergies font que j'ai en permanence une rhinite allergique. "Ouain pis!?" Me demandez vous avec impatience !! Eh bien! Ça fait que je ne sens pratiquement rien! Mais cette...cécité du nez est inconstante. Je peux ne pas sentir une odeur très prononcée mais détecter un parfum diffus, parfois l'inverse, parfois strictement rien. Quand je vous disais qu'il m'arrive des trucs étranges...
Mais laissons donc de côté mes narines pour en revenir à ma saga oculaire.
Hier donc, sieste avec PrinceDé, le Chat Charlotte couchée sur ma poitrine. "Un chat!? sur votre plantureuse poitrine, Princesse Adulée!?" Bin oui! Moi je dis que c'est pas parce qu'on a des allergies qu'on a pas de chats! Ce caprice s'applique surtout au fait que je ne suis pas vraiment incommodée par mes allergies... mis à part pour mon nez et mes bronches de fefi* mais... on s'éloigne encore de mes yeux! Cessez de me poser des questions si vous voulez que mon histoire aboutisse une bonne fois pour toutes!
Donc, on en était au chat sur moi. Tout le monde suit ? Même vous en arrière? Ok, c'est bon, mais ôtez vos doigts de votre nez... merci.
Mon oeil (le gauche, parce que je tiens à préciser que ma mère m'a très bien faite, malgré le fait que mon père était un peu soûl ce soir là...: j'ai bel et bien deux yeux) s'est mis à me piquer, mais me p-i-q-u-e-r! À un point tel, que, à moitié endormie, j'ai du passer un bon dix minutes à le gratter, de tous bords tous côtés. Quand, dans un éclair de lucidité je me dis: "Oh, c'est pt-être pas une super idée ça, Whakya! C'est un oeil que tu te grattes comme une buandière buande le linge sur la planche à buander! " Et votre princesse de se précipier devant son miroir, angoissée de ce qu'elle allait y découvrir! Sans même prendre le temps de "Miroir-Miroir"riser, je m'observe l'oeil gratté et
*HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA*
(cri à glacer le sang et à éclater la verrerie et même, fendre le bois!)
Mon oeil est, non seulement rouge et enflé mais, l'oeil - à comprendre le globe oculaire - est déformé par une bosse inquiétante! Mon oeil est tellement dénaturé qu'il fait autant de bubulles quand je cligne que le petit voisin en faisait quand j'ai essayé de le convaincre qu'il pouvait respirer sous l'eau ! Et les tissus du côté de l'oeil sont tellement irrités qu'ils font de drôles de plis lorsque je bouge l'oeil!!!
*BEEEURK*Panique au château! Réveille PrinceDé en catastrophe, me couche sur le dos : diminuer la pression, garder la tête froide.... "Prince! J'ai peur!"
Et mon Prince... Comme tout bon Mâle qui se respecte, il a une peur bleue de tout ce qui pourrait toucher ou affecter ses yeux. Mais en PrinceVaillant, il m'a tenue la main et s'est occupé de moi, m'empêchant de me lever la tête ("Au cas où tu aurais égratigné tellement la cornée que ton oeil se vide de ses liquides" m'aura-t-il avoué une fois la commotion passée!Hisch!!)
Inutile de vous décrire la frayeur que j'ai éprouvée en voyant cette horrible chose qu'était devenu mon oeil, autrefois si joli et si vif (et si myope!)
N'en pouvant plus, et ayant du mal à ne pas paniquer, je l'avoue!, nous décidons d'aller à l'urgence. Horreur! Paraîtrait que pour eux, la monarchie se limite aux billets de banque car, malgré mon statut de Princesse et malgré mon oeil pratiquement éborgné, j'avais plus de deux heures d'attente! Idem pour voir mon optométriste habituel ! Tonnerre de Brest!!! Qu'on leur coupe la tête ! Non !! QU'ON LEUR GRATTE LES YEUX !!!
Faisant aller mes contacts, j'ai pu aller voir l'ancienne Optométriste pour qui j'ai travaillé dans mon jeune... plus jeune temps.
Verdict? J'ai une petite malformation somme toute banale (horreur! je suis banale!!) dans l'oeil et ma séance de grattage a accentué le problème, en plus de faciliter le travail à la conjonctivite allergique qui s'installait ! Bref : gougouttes dans les yeux et tout devrait rentrer dans l'ordre! Fiouh !!!
Eh oui! Tout ça.... pour ça !
Alors Morale de l'histoire : Oeil qui gratte... n'amasse pas mousse !
*Note de l'avocat de la Princesse: Votre majesté n'a rien contre les homosexuels, gays, lesbiennes, bi, aux vaches ou aux chiens. Le terme fefi s'applique plutôt à un diminutif de "fefille" dans ce que ce terme à de plus mauviette. Merci de rengainer votre Charte des Droits et Libertés, de toutes manières, aucune loi, hormis celle de Sa Grandeur Whakyenne ne prévôt en son royaume. Rodger,10-4*
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