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lundi 28 mars 2011

17 mars 2011

Donc... nous voilà seules, toi, petite voix apeurée qui résonne sans cesse dans ma tête, et moi. Quasi aucun rempart pour nous subtiliser à la vue l'une de l'autre; et ces larmes qui m'inondent...
Tu tournes et te retournes sans répit dans la prison de ma boîte crânienne, petite prison exigüe de métal gris. Froid. Rouillée.
J'aimerais tant faire enfin la paix avec toi, mais tu es folle.
Tu es ma souffrance anonyme et sans visage.
Tu es celle que l'on ne nomme pas.
Tu es celle qui, à chaque tour de piste, m'amenuise un peu plus.
J'aimerais t'apaiser.
T'endormir.
Te bercer afin que tu prennes relâche.
Que tu reposes en paix.
Que ta voix cesse.
Que la mienne s'élève.
Alors, peut-être, pourrais-je dire, humblement, et tremblante devant l'inconnu
Et la lumière fût.

samedi 4 décembre 2010

Mauvais rêve...

Plus de 16heures se sont écoulées depuis mon réveil, et je suis toujours hantée par ce rêve... psychanalystes s'abstenir...
J'ai rêvé que j'étais ado et que je vivais du rejet.
Beaucoup de rejet.
Je pense que j'étais parfois un garçon. Un américain. À un certain moment, j'étais dans un centre commercial. D'autes jeunes y étaient aussi. Ils me harcelaient, ils voulaient me tuer. J'étais différent mais j'ignorais en quoi.
J'avais peur. C'était terrible. Il y avait tant de haine dans leurs yeux...
Dans ma fuite, j'en ai accroché un qui est tombé de plusieurs étages et est mort.
L'histoire importe peu... Je me souviens surtout du désespoir. De la honte. De la souffrance.
Ensuite, je suis moi, et je me trouve avec mon copain et mon superviseur clinique et ils essaient de m'aider. Je leur explique que je comprends ce qu'ils veulent faire. Que je l'apprécie... mais que s'en est trop. Que je n'ai pas le choix.
Que je me suiciderais.
Et je me suis réveillée en pleurant, l'image de mon copain, désemparé, imprimé à la lisière de mon inconscient.

Alors aujourd'hui, je n'ai pas eu le choix. J'ai pensé à mon travail toute la journée.
À ces hommes plein de détresse qui voient le suicide comme l'unique répit.
J'ai aussi pensé à nos ados. Si vulnérables à l'intimidation.
Et ce soir, je me dis que ce rêve est venu mettre en place certaines choses que j'oublie parfois.
Que je peux faire, et fais - parfois - la différence.
Mais que si mon client a bel et bien commis l'irréparable... je dois continuer et être plus sensible à eux...